Guillaume Périssol, docteur en histoire, est actuellement enseignant chercheur à l’ENPJJ. Sa thèse présente une histoire contemporaine de la délinquance juvénile à travers une comparaison des tribunaux pour enfants à Paris et Boston, au début des années 1950. Ce travail doctoral mêlant histoire, sociologie et philosophie interroge l’articulation entre « enfance en danger » et « jeunesse dangereuse », et développe une réflexion plus large sur la construction de la morale, de la norme et du contrôle dans la société.

Trois autres travaux ont été désignés comme finalistes par le conseil scientifique de l’ONPE :

  • « L’enfant en détention en France et en Angleterre, Contribution à l’élaboration d’un cadre juridique pour les enfants accompagnant leur mère en prison. », thèse de droit soutenue en 2018 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne par Ariane Amado;
  • « L’accrochage scolaire des jeunes confiés à une famille d’accueil : Une réussite scolaire atypique au regard des parcours de vie », thèse de sciences de l’éducation soutenue en 2017 à l’Université de Nice par Alice Anton-Philippon;
  • « L’accès – ou le non-accès – à la protection des mineur.e.s isolé.e.s en situation de migration. L’évaluation de la minorité et de l’isolement ou la mise à l’épreuve de la crédibilité narrative, comportementale et physique », thèse de sociologie soutenue en 2018 à l’Université Paris X Nanterre par Noémie Paté.

Les travaux du lauréat et des finalistes seront présentés lors d’une journée organisée par l’ONPE le 25 mai 2020.